03.06.2007

Pourquoi le PS est has-been ?

Le Figaro magazine liste les 7 "vieilles lunes" auxquelles s'accroche désespérément le Parti Socialiste français :

 

Nier l'économie de marché

Négliger l'insécurité

S'accrocher à la lutte des classes

Oublier la nation

Faire la morale

Ignorer la mondialisation

Dénigrer la valeur du travail

 

Bien vu. 

 

16.04.2007

Le socialisme ou les vieux démons des promesses à tout va

La campagne de Royal patine. La gauche est minoritaire ?

Pas de problème, pas de panique ! La solution existe. Elle est même classique et trés habituelle : promettons tout et n'importe quoi. Si on est élu, on verra bien.

Ségolène Royal vient donc de faire sienne une proposition que seuls les trotskistes osaient faire jusqu'à maintenant : le SMIC à 1.500 euros net. Net.

Nous avons dès lors, une nouvelle et excellente raison de ne pas voter socialiste (je passe sur l'inconséquence et l'incompétence que révèle ce genre de promesses inconsidérées à moins d'une semaine du scrutin) : la ruine pour nos entreprises et l'explosion du chômage.

Qu'attend donc DSK pour passer avec armes et bagages chez Bayrou ?

 

Disclosure : 15h35. Finalement, c'est pas une promesse en plus, mais c'est une nouvelle bourde. Enfin on dirait... Parceque on sait pas vraiment. Brut ? Net ? Quelqu'un veut se charger d'expliquer la différence à la candidate PS ?

Au secours... 

16.01.2007

Triste Epilogue

Georges Frêche se met donc en "congés du parti" pour 3 ou 4 mois.

D'abord, bien sûr, un habile moyen pour la direction du Parti de ne pas avoir à statuer sur son éviction. Les donneurs de leçons, une fois de plus, reculent quand il s'agit de s'appliquer à soi-même les préceptes que l'on veut imposer aux autres.

Ajoutant la honte à la lâcheté, la direction du PS semble accepter que Frêche prenne bien soin, en précisant la durée de son "effacement", d'affirmer qu'il ne se retire que momentanément, le temps de la campagne électorale. C'est à dire qu'un fois les élections passées, l'avis des électeurs ne compte plus et on pourra continuer comme avant. Le cynisme poussé à ce point, c'est... remarquable.

Frêche, bon camarade, en profite également pour se demander quand le "cas Huchon" sera transmis à la commission des conflits du Parti Socialiste.

On se le demande aussi. Coupable ou pas, la justice n'a pas décidée, mais le ministère public a lourdement requis, Monsieur Huchon serait peut-être bien inspiré de se "retirer" également quelques temps.

Alors les "pétitions citoyennes" qui appelent à la démission de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur... comment dire ? Il faut avoir une dose de mauvaise foi, vraiment extraordinaire !

 

18.12.2006

Le Saint Graal

 Lu sur le site du Figaro (ici l'article complet) :

Quant aux retraites, le premier secrétaire estime qu'il faudra, notamment pour maintenir les petites retraites et celles des métiers pénibles, «créer une contribution de solidarité, calculée sur l'ensemble de la richesse produite et pas seulement sur le travail. Une sorte de CSG retraite» payée «pour moitié par les salariés et les entreprises».

Et donc, malgré tout, malgré DSK et malgré Blair, malgré la compétition internationale et les politiques menées partout ailleurs ( Allemagne et Royaume-Uni qui décident, entre autres pays, d'allonger l'âge de départ à la retraite ), le Parti Socialiste a trouvé la solution pour l'avenir de nos retraites : créer un nouvel impôt ! Le saint Graal de ceux qui n'ont pas d'idées et, surtout, pour notre malheur à tous, pas de courage.

Fiscalement Hollande détaille également la suppression du bouclier fiscal, le refus d'adapter l'ISF, le relèvement des tranches supérieures, ...

Le programme économique du Parti Socialiste pour 2007 n'est donc pas seulement pittoresque et ringard, il est aussi dangereux.

medium_images.100.jpgEnfin, on remarquera que le partage des rôles pour la campagne est enfin décidé à gauche : à Ségolène Royal les émissions de télévisions, pour en dire le moins possible, à François Hollande les attaques et le détail des mesures.

Bref, le programme est une chose trop sérieuse, au Parti Socialiste, pour être confié à la candidate...

22.11.2006

Avec Frêche, pas la peine d'avoir des ennemis

medium_images.96.jpgLu sur le fil info de Yahoo les dernières déclarations de Frêche :

"Est-ce que vous croyez que je vais semer la panique maintenant parce que j'ai gardé toutes mes archives depuis 30 ans - toutes les interventions qu'on a faites auprès de moi, sur les grandes surfaces et tout. Je pourrais semer une panique que vous ne pouvez pas imaginer", a lancé Georges Frêche.

 

Mais mettant en avant son soutien à Ségolène Royal qui a "de bonnes chances de l'emporter" à la présidentielle, il a immédiatement ajouté: "Je me tairai (...) Je ne ferai rien contre mon parti".

 Il semble que ces menaces plus ou moins claires ont été efficaces. Les Verts et les Communistes, devant la menace d'élections anticipés, et Jean-Claude Gayssot le premier, ont abandonnés leur projet de démission. Quant au Parti Socialiste, "il n'engagera des sanctions contre Georges Frêche que si ses propos sont confirmés".

Bizarrement, on sent que, comme avec les harkis et devant son pouvoir de nuisance éventuel, tout le monde va mettre un mouchoir sur ses états d'âmes.

Entre les propos dégueulasses et les menaces trés claires, quand on est l'ami de Frêche, décidément, on a pas besoin d'ennemis... Il faut savoir avaler les couleuvres... et accepter l'inacceptable.

26.08.2006

Lionel, finalement...

medium_images.62.jpgJospin ému jusqu'aux larmes quand il explique pourquoi il n'a pas "abandonné" les socialistes en 2002, Jospin, d'une étonnante franchise, qui explique pourquoi il n'a pas "fait" la réforme des retraites...

Et si, enfin, il venait de la fendre sa fameuse armure ?

Pour le rendre un peu plus accessible, sympathique et populaire. Pour rattraper un peu de son retard médiatique par rapport à une bonne conseillère Elyséenne à qui l'on donne, comme un baton de maréchal, un secrétariat d'Etat aux choux farcis, où on ne peut pas faire de dégâts... Et qui se retrouve par la grâce de notre système médiatique candidate à la candidature pour l'élection présidentielle (il faut se pincer !).

Et puis qu'il se présente ou pas (il n'annoncera sa candidature à la candidature que si il est absolument certain de gagner, c'est pour cette raison qu'il ne se résout pas mettre un terme au suspens), il nous aura ému. 

25.08.2006

Surprenant Jacques Attali

Lu dans l'Express d'hier (décidément), la chronique de Jacques Attali.

medium_images.61.jpgSurprenante tribune ou l'ancien conseiller spécial de Mitterand (c'est lui qui avait embauché Royal en 1981 dans le staff de conseillers Elyséens) se livre à un exercice de réalisme politique assez décapant.

Et pourtant on ne peut en aucun cas le soupçonner (pour décrédibiliser son discours) d'avoir "pactiser avec l'ennemi de classe". Attali est de gauche et a l'intention de le rester. Il a aussi visiblement l'intention de reprendre le flambeau, abandonné par Fabius puis par DSK, d'un certain discours de vérité économique. Une espèce de Parti Socialiste canal réaliste. On mesure toute l'ampleur de la tâche à 8 mois d'une élection présidentielle...

Mais, il faut être juste, certaines des actions à entreprendre, qu'il juge "claires, simples, mathématiquement indiscutables", seront dures à "avaler" autant à gauche qu'à droite. Qu'on en juge.

"Il faudra, progressivement, réduire de moitié la dette publique, retarder de huit ans l'âge de la retraite, acceuillir 500.000 travailleurs étrangers par an, permettre à ceux qui le voudront de travailler au-delà de 35 heures, doubler les dépenses publiques par étudiant à l'université et décider en conséquence d'économies budgétaires et de hausses d'impôts".

Rien que ça...

Il faut dire que son diagnostic est terrible sur "les menaces qui pèsent sur la France", assurant que "le pays est endetté, vieillissant, travaille trop peu, décline et qu'il est même en train de décrocher".

Et il termine sur une note optimiste en estimant que "le pays est assez adulte, la situation assez grave, pour qu'il soit politiquement payant de dire la vérité." Chiche !

Je dois avouer que cette chronique m'a "pertubé". Et vous ?