16.03.2007
Courageux Besson
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le député (futur ex) Besson ne réservait pas ses critiques les plus acerbes à Sarkozy...
Non, non. Tout le monde a pû lire aujourd'hui dans le Figaro tout le bien qu'il pense de Royal. Et si l'exercice est facile quand il s'agit de critiquer un adversaire, il faut convenir que critiquer, aussi durement, la représentante de son propre camp ne manque pas de gueule et d'un esprit de liberté plutôt salutaire.
Verbatim.
il décrit le « pouvoir ultra personnel » de Royal « sans contrôle aucun ». « Seule sa propre gloire la motive. Elle use et abuse de démagogie ». Royal ne serait pas de gauche à ses yeux ? Besson parle de « populisme ». « Pour rester modéré », précise-t-il. On est en France, pas en Amérique latine, même si des ressemblances sont troublantes ». « Indigné » par les « jurys citoyens », il dénonce un discours anti-élites. « C’est sa martingale. Opposer les politiques et les Français, acclimater le poujadisme dans le discours de la gauche ».
Evoquant notamment le voyage en Chine de Royal, il juge que « l’absence de maîtrise de ses propos est la marque d’une incompétence qui est quand même très lourde ». Il dénonce aussi « l’amateurisme » de la candidate ou « l’archaïsme qui sous-tend sa pensée : une détestation sourde de la modernité, de la science, de la raison et du progrès ». Il pense notamment à la position de Royal sur le nucléaire.
« Jamais programme présidentiel, à gauche, n’a été inventé dans une telle imprécision, dans un tel secret. (…) Mon boulot, et celui du PS, ce n’était plus de construire mais de cacher cette réalité ». Il dénonce la logique de « cour » autour d’elle et ses décisions « arbitraires ». Mais elle n’est pas la seule accusée : « Elle est la conséquence de notre crise [au PS] même si elle l’a tragiquement aggravée ». Besson, qui dément être un « sarkozyste honteux », « ne reviendra jamais dans ce Parti socialiste là ».
Le tout est d'une violence assez étonnante. Ou plutôt la liberté de ton de celui qui ne craint plus les représailles sur sa carrière.
Mais la vraie question est de savoir comment on peut inspirer de tels sentiments et de tels commentaires... Sans doute pas en étant l'espèce de perfection incarnée que les socialistes veulent faire croire...
19:35 Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : politique, besson, royal
17.02.2007
Triste fin de partie pour le député Besson
L'épisode de la démission du responsable des questions économiques, Eric Besson, de la direction du Parti Socialiste et, du coup, de la campagne de Ségolène Royal est déjà suffisament gênant en ce qu'il est symptomatique d'un amateurisme et d'une détestation "inter-courant" qui devient inquiétante mais cet épidose nous éclaire également sur la personnalité, une fois de plus, de la candidate.
Le lendemain de la démission de Besson, Royal déclare "C'est qui Besson ? Les gens sont concernés par les vrais problèmes"... Comment peut-on mépriser autant des membres éminents de la direction du PS ? Comment animer une équipe en lâchant tout le monde au grès des humeurs ?
Le sectarisme de la candidate, quand il s'exerce jusque dans ses propres rangs, atteint des sommets.
Que craindre pour ces adversaires si elle venait à être élue ? Le pire, sans doute.
Il nous faut quand même remarquer que Monsieur Besson, par un étrange coup de boomerang, subit aujourd'hui une attitude sectaire dont il ne s'était pas privé lui même en écrivant son brûlot sur le candidat Sarkozy...
disclosure 21/02/07 : Il faut lui reconnaitre un certain panache (pas de langue de bois, un courrier à Sarkozy pour dire en substance que si il l'avait blessé, il le regrettait, ...). A lire en détail, ici.
10:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : politique, besson, royal
14.01.2007
Pour en finir avec Besson
Ce soir, à Ripostes, le député Besson fait encore la démonstration de sa détestation de Sarkozy. Presque de manière pathologique.
Noté aussi son qualificatif du congrés de cet après-midi "à l'américaine". Ce qualificatif, exprimé avec le nez pincé, comme dégouté, valant infamie. Et voulant encore, c'est une tactique dont nous avons déjà parlé, tenter désespérement d'associer Sarkozy à l'Amérique. Puisque une certaine Amérique semble impopulaire en France.
Pauvre tactique. Dénuée de fondement, en plus, puisque si il avait écouté le discours de cet après-midi, le candidat a expliqué de manière détaillée ses positions sur le sujet.
Mais depuis la parution de son texte en début de semaine, on sait que ce monsieur Besson ne s'attache pas aux vérités.
18:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, hortefeux, besson
10.01.2007
C'est nouveau, ça vient de sortir !
Ainsi donc la preuve est faite que l'on peut être député, représentant à l'Assemblée Nationale d'un des deux partis de gouvernement, soi-disant expert auto-proclamé des questions économiques pour ce même parti ("expert de renommé mondiale rue de solferino"), et se couvrir de ridicule en commettant un ouvrage outrancier contre le candidat de l'autre parti de gouvernement.
Pour la bonne bouche, on ne peut se retenir de citer notamment "Nicolas Sarkozy ou le clone de Bush" et le "néoconservateur américain à passeport français"... Outrancier et à la limite de la xénophobie anti-américaine, ce brûlot est en réalité du niveau de la cours d'école et des combats de rue altermondialiste.
Eric Besson ? C'est qui ?
13:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, besson
Le Codex socialiste ne vaut pas un clou
"Libéralisme", efficacité économique au profit de tous ? Ok.
"Atlantisme", pour respecter nos alliés et nos amis. Ok.
"Communautarisme", pour intégrer en créant une vrai égalité des chances ? Ok.
Eric Besson ? So what ?
07:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, besson