12.03.2007
Le coup du chapeau
Au moment où le Président Chirac quitte la scène, une fois de plus, les caractères se révèlent. François Hollande et Marine Le Pen jouent le registre de la haine que même la perspective de la retraite de l'adversaire ne calme pas. Ou la détestation et l'acharnement comme seconde nature...
A l'UDF, Bayrou et De Sarnez ont la classe. Et, à l'UMP, on commente sur le registre personnel, celui de l'émotion, pour ne pas aborder dans le détail "l'héritage politique".
Les chiraquiens, qui eux ne partent pas en retraire, annoncent dès ce matin leur soutien à Sarkozy. Comme promis. Comme convenu. Et c'est bien.
Villepin et Baroin, on a beau dire, ça a quand même plus de gueule que Corinne Lepage.
On notera à l'occasion le vocabulaire à géométrie variable pratiqué à l'UDF. Un ralliement à l'UDF c'est un acte fort et une ouverture. Un ralliement à l'UMP c'est "une manoeuvre d'appareil", "un bidouillage". Bon.
11:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, chirac, sarkozy
Commentaires
ouais enfin le ralliement de villepin à sarkozy est aussi sincère que celui de jospin, dsk et fabius à ségolène...le vocabulaire udf: ouais bon, la mauvaise de foi a toujours été de mise dans une campagne: on raille en face ce que l'on fait soi-même...
Ecrit par : guiduc | 12.03.2007
"La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds."
Extrait de Remarques sur la grandeur et décadence de la ville de Mahagonny
Bertolt Brecht
Ecrit par : Elsa | 12.03.2007
À noter, le ralliement à F. Bayrou de certains chiraquiens de la première heure, comme J.-F. Probst. Question naïve (ou fantasmatique) : peut-on imaginer que J. Chirac soutienne F. Bayrou en coulisses ?
Ecrit par : Chab | 12.03.2007
Les présidents sortants détestent toujours ceux qui les succèdent dans leur propre camp. On se souviendra de Mitterrand en 1995, exrêmement tiède en public quant à son soutien à l'égard de Jospin, refilant dans l'ombre ses réseaux et son carnet d'adresse à Chirac, dans lequel il reconnaissait un double en matière de stratégie politique.
Chirac a beau détester sarkozy, il doit admirer sa stratégie, similaire à la sienne.
Ecrit par : guiduc | 12.03.2007
Les commentaires sont fermés.